Haima : du nouveau face aux ménorragies

Les ménorragies, ou menstruations abondantes, représentent un problème de santé fréquent chez de nombreuses femmes, impactant leur qualité de vie au quotidien. En réponse à cette problématique, HAIMA 1 000 mg granulé enrobé, une nouvelle spécialité pharmaceutique, fait son entrée sur le marché avec pour objectif de réduire le flux menstruel chez les femmes souffrant de cycles abondants sur plusieurs cycles. Ce médicament à base d’acide tranexamique, un antifibrinolytique bien connu et déjà utilisé dans d’autres indications en France, permet de traiter de manière symptomatique ce phénomène.

Le mécanisme d’action de l’acide tranexamique

L’acide tranexamique, principe actif d’HAIMA, agit en inhibant la fibrinolyse, c’est-à-dire la dégradation des caillots sanguins, ce qui aide à réduire les saignements excessifs. Cet antifibrinolytique est couramment utilisé dans le traitement des hémorragies d’origine diverse, et son efficacité pour réduire les saignements menstruels est bien documentée.

Cependant, il est important de noter qu’HAIMA est un traitement symptomatique, destiné à réduire le flux sanguin sans traiter les causes sous-jacentes de ces ménorragies, telles que des fibromes ou des troubles hormonaux. Une évaluation médicale est donc essentielle pour écarter toute pathologie sous-jacente avant l’initiation du traitement.

Indications et population cible

Le traitement par HAIMA est indiqué pour les femmes présentant des cycles réguliers d’une durée de 21 à 35 jours avec une variabilité individuelle inférieure ou égale à trois jours. Il est spécifiquement destiné à celles qui souffrent de ménorragies répétées. La particularité de cette nouvelle forme galénique réside dans la facilité d’administration : les sachets de granulés enrobés sont à diluer dans un verre d’eau, offrant une alternative pratique aux comprimés classiques d’acide tranexamique.

Les contre-indications à connaître

Bien que l’acide tranexamique soit un traitement bien toléré chez la majorité des patientes, HAIMA présente certaines contre-indications. Le traitement ne doit pas être utilisé chez les femmes souffrant de troubles thromboemboliques, d’insuffisance rénale sévère, ou présentant des antécédents de convulsions. De même, les femmes prenant des contraceptifs hormonaux combinés doivent éviter ce traitement en raison d’un risque accru de thrombose. Enfin, une hypersensibilité à l’acide tranexamique ou aux excipients du médicament, notamment une intolérance au fructose ou un déficit en sucrase/isomaltase, constitue une contre-indication stricte.

Modalités d’administration et ajustements posologiques

La posologie recommandée pour HAIMA est de 1 000 mg, soit un sachet, trois fois par jour, à raison d’une prise toutes les 6 à 8 heures, pour une durée maximale de quatre jours. Cette dose peut être augmentée jusqu’à 4 g par jour en cas de menstruations très abondantes, sans jamais dépasser cette limite. Pour les patientes présentant une insuffisance rénale légère à modérée, un ajustement posologique est nécessaire afin de prévenir tout risque d’accumulation du médicament dans l’organisme.

Points à surveiller et conseils aux patientes

Le traitement par HAIMA ne doit jamais être commencé avant la survenue des menstruations, car il est uniquement destiné à agir pendant la phase de saignement actif. De plus, bien qu’il ne soit pas remboursé par la Sécurité sociale, HAIMA reste une option thérapeutique intéressante pour les femmes cherchant à mieux gérer les épisodes de menstruations abondantes sans avoir recours à une intervention plus invasive comme une chirurgie ou des traitements hormonaux.

Les patientes doivent également être informées que le traitement ne doit pas être poursuivi au-delà de quatre jours par cycle. En cas de flux persistant ou d’aggravation des symptômes, il est conseillé de consulter un professionnel de santé pour réévaluer la stratégie thérapeutique.

Non remboursé par l’Assurance maladie.