2024 : l’année du sport-santé !

Le sport comme outil de prévention et thérapie non-médicamenteuse

À l’occasion de la mise en place de la Stratégie Nationale Sport Santé (SNSS) et des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les pouvoirs publics ont impulsé une nouvelle dynamique en matière de sport-santé. En ville, comme dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, l’activité physique adaptée (APA) pour les personnes à besoins spécifiques s’intègre dans les parcours de prise en charge. Créées par des opérateurs d’horizons divers, les Maisons Sport-Santé (MSS) essaiment sur l’ensemble du territoire mais leur modèle économique reste fragile et doit être pérennisé pour s’intégrer pleinement dans les parcours de soins, élargir le champ des pathologies éligibles et être accessibles à tous les patients en France.

Le sport est aussi un vecteur majeur d’amélioration de la santé des salariés. De nombreuses organisations prennent position sur le sujet et mettent en place des programmes de sport-santé avec l’appui d’assureurs et de start-ups spécialisées. Des initiatives destinées à réduire l’absentéisme, augmenter la productivité et améliorer le bien-être des salariés tout en diminuant les coûts liés à la santé voient le jour. Plus largement, la technologie révolutionne le marché du sport-santé grâce aux plateformes spécialisées dans le suivi d’activité physique, le coaching sportif, la télésurveillance d’indicateurs de forme physique…

Le sport-santé à l’officine aussi !

En pharmacie, le marché du sport-santé est florissant. Les ventes de compléments alimentaires spécifiquement dédiés aux sportifs, avant, pendant et après l’effort, sont en plein boom. Selon les dernières données de Gers Data, elles ont progressé de 36 % en 2024 (cumul mobile à fin mai), à près de 21 M€. Côté laboratoires, EA Pharma est leader incontesté à l’officine avec une part de marché de 28 % en 2024. Avec une offre large et bien implantée, il devance Arkopharma et Ysonut.