Peau de bébé : les conseils précieux de Biolane pour éviter les irritations
Érythème fessier, croûtes de lait, peau sèche… les problèmes dermatologiques du nouveau-né inquiètent souvent les parents. Véronique Guibert, experte de Biolane, nous révèle ses secrets pour identifier correctement les irritations, choisir les soins adaptés, et préserver efficacement la peau fragile des tout-petits. Découvrez comment installer facilement une routine protectrice et apaisante au quotidien !

Comment choisir u soin contre l’érythème fessier ?
Véronique Guibert-Barrois : Il est très important d’abord d’identifier clairement le stade de l’érythème. Lorsque l’érythème est léger, c’est-à-dire simplement marqué par des rougeurs sans lésions apparentes, une crème change classique à base d’oxyde de zinc suffit amplement. L’oxyde de zinc présente une triple efficacité : il crée une véritable barrière physique entre la peau du bébé et la couche, purifie la zone irritée, et apaise immédiatement les rougeurs débutantes. En revanche, quand l’érythème progresse vers des lésions plus sérieuses, accompagnées parfois de suintements ou de petites plaies, il faut se tourner vers une pâte à l’eau spécifique. Celle-ci est formulée sans corps gras pour éviter la macération qui aggraverait les lésions, tout en créant une couche protectrice épaisse et résistante, très favorable à une cicatrisation rapide.
Quelles huiles végétales conseillez-vous dans les soins bébé ?
Véronique Guibert-Barrois : Chez Biolane, nous recommandons tout particulièrement les huiles végétales dites biomimétiques, telles que l’huile d’amande douce ou encore l’huile de tournesol. Ces huiles possèdent une structure lipidique très proche de celle du film protecteur naturel de la peau. Ainsi, elles permettent non seulement de nourrir intensément mais aussi de restaurer efficacement la barrière cutanée, ce qui est crucial chez les nourrissons dont la peau est très fragile et vulnérable. L’huile d’olive possède également des atouts remarquables : c’est elle qui est majoritairement utilisée dans la fabrication du liniment, car elle contient des actifs naturels précieux comme des insaponifiables, connus pour leurs propriétés protectrices, apaisantes et adoucissantes.
Quels sont les bénéfices réels de l’utilisation du prébiotique dans vos soins bébé ?
Véronique Guibert-Barrois : Nous utilisons dans nos formules un prébiotique breveté exclusif, l’Inubiom, extrait de chicorée. Ce prébiotique est essentiel pour préserver et renforcer le microbiote cutané, ce précieux écosystème de bactéries bénéfiques vivant naturellement sur la peau. Le microbiote est capital dans la défense naturelle cutanée du bébé : il protège contre les irritations, les inflammations et même certaines infections bactériennes. En stabilisant et en renforçant l’équilibre de ce microbiote, notre prébiotique prévient l’apparition de déséquilibres, et donc de nombreux troubles dermatologiques courants chez le nourrisson. Il aide ainsi durablement la peau à se défendre naturellement, et complète idéalement les autres actifs réparateurs présents dans nos soins.
Quel protocole conseillez-vous pour traiter les croûtes de lait ?
Véronique Guibert-Barrois : Pour traiter les croûtes de lait, nous conseillons une approche simple en deux étapes : tout d’abord, l’utilisation régulière d’un shampoing doux spécifique formulé spécialement contre ces petites lésions. Il possède une base lavante extrêmement douce mais efficace pour cibler et éliminer délicatement les levures responsables de ces croûtes. En complément, nous recommandons vivement d’appliquer généreusement de l’huile d’amande douce, idéalement avant le shampoing. Celle-ci agit en profondeur pour ramollir les croûtes, facilitant ainsi leur décollement naturel lors du shampoing, sans jamais agresser ni irriter la peau fragile du cuir chevelu du bébé.
À quelle fréquence conseillez-vous le bain pour un bébé ayant la peau particulièrement sensible ?
Véronique Guibert-Barrois : Lorsqu’un bébé souffre d’irritation, d’eczéma ou simplement d’une grande sensibilité cutanée, il est conseillé de réduire la fréquence des bains à deux fois par semaine maximum. Trop de bains dessèchent considérablement la peau en retirant ses huiles protectrices naturelles et aggravent les sensibilités déjà présentes. Il est alors crucial de privilégier durant ces bains des produits très doux tels que les huiles lavantes ou les gels lavants formulés spécifiquement pour peaux sensibles, qui vont permettre un nettoyage délicat sans agresser ni dessécher davantage.
Quelle différence majeure y a-t-il entre un baume et une crème bébé ? Comment choisir ?
Véronique Guibert-Barrois : La différence majeure entre un baume et une crème réside dans leur formulation, leur richesse en corps gras, et leur consistance. Le baume est nettement plus riche en actifs gras et forme à l’application un véritable film protecteur à la surface de la peau. Ce film agit longtemps et protège particulièrement en cas de crises sévères d’irritations ou de lésions (comme dans l’eczéma ou l’irritation sévère). À l’inverse, une crème ou un lait a une formulation plus légère, pénétrant rapidement sans laisser de film important. Ils conviennent parfaitement au quotidien, en dehors des périodes de crise, pour maintenir une hydratation continue, préserver le confort et assurer une protection efficace quotidienne.
Combien de temps faut-il patienter pour juger de l’efficacité d’un soin pour bébé ?
Véronique Guibert-Barrois : Il est important de comprendre que la peau du bébé a besoin d’un minimum de temps pour se régénérer correctement. Nous recommandons donc systématiquement d’attendre au moins 3 à 4 jours d’application régulière avant de tirer des conclusions définitives sur l’efficacité d’un produit. La peau nécessite en effet un processus naturel de réparation qui prend un certain temps. Changer trop rapidement de soin, sans avoir donné ce délai nécessaire, risque même de perturber ce processus naturel de régénération, et donc de retarder ou compromettre la guérison.
Faut-il éviter les couches lavables en cas d’érythème fessier ? Pourquoi ?
En cas d’érythème, il est effectivement préférable d’utiliser temporairement des couches jetables très absorbantes plutôt que des couches lavables, même si ces dernières sont écologiques et naturelles. Le problème des couches lavables est leur moindre capacité d’absorption, ce qui entraîne une humidité persistante qui accentue la macération et prolonge l’irritation de la peau du bébé. Durant cette période de soin spécifique, les couches jetables très absorbantes vont mieux préserver la peau en évitant le contact prolongé avec l’urine ou les selles, facilitant ainsi une guérison plus rapide et plus efficace.
Un dernier conseil pratique aux parents pour préserver la peau de leur bébé ?
Le meilleur conseil pratique que nous puissions donner aux parents est d’installer une routine simple mais efficace pour le soin quotidien du bébé : un produit de toilette très doux, un produit de change adapté et une crème hydratante ou un baume nourrissant. Même si aucun signe d’irritation ou de sécheresse n’apparaît, ces soins quotidiens sont essentiels pour prévenir les troubles cutanés, renforcer les défenses naturelles de la peau et préserver durablement son équilibre. N’oubliez pas aussi que ce moment de soin est idéal pour renforcer la complicité et la confiance avec votre bébé, grâce à un petit massage doux et réconfortant.